Introdiction

Introdiction
Bienvenue sur SNES Forever.
Bien que l'idée de créer un skyblog m'ai longtemps déplu, il m'est apparu évident que sa popularité explosait littéralement celle de toutes les autres formes de "blog". Ainsi donc, nous y voilà.
La Super Nintendo fait aujourd'hui l'objet, pour certains, d'un véritable culte. Je fais partie de ceux-là. Grâce à une ludotèque fantastique, avec des jeux tels que Mario World, Secret of Mana, Super Mario Kart, F-Zero, j'en passe et des meilleures, la reine des consoles demeure inoubliable. Pire, elle nous fait regretter le bon temps, à l'heure où seule l'avancée technologique des consoles semble être importante.
Parfois, certains se demandent "Mais où sont passés les vrais jeux ? Où est passé le plaisir de finir Zelda 3 ? Où est passé le fun d'une partie de Mario Kart à deux ?" Je fais partie de ceux là. Car seule la Super Nintendo a su nous apporter ça...

Dans ce skyblog (ça pique les doigts), je mettrais un peu d'histoire mais surtout j'essaierais d'apporter beaucoup de concret, avec des critiques de jeux et des dossiers.

Pour que la légende demeure !

Emzy
# Posté le jeudi 23 février 2006 11:06
Modifié le jeudi 23 février 2006 16:10

Un peu d'histoire...

Un peu d'histoire...
En 1990, Sega a déjà implanté sa Megadrive dans les foyers, Européens entre autres. La NES en a assez de s'essoufler, et même les joueurs désireux de s'accrocher à Nintendo comprennent que seule la future SNES pourra les sauver.
Finalement, la Super Famicom sort au Japon et connait un succès plutôt "calme". La console, renommée Super Nintendo pour l'Europe et les USA, et la Megadrive sont à présent en concurence, avec un petit avantage technique pour la console de Big N (notamment grâce au mode 7 présent dès la sortie dans l'immense F-Zero).

Chacun comprend que ce sont les jeux qui vont départager les deux géants. Et là, un mythe va naître. Super Mario World, souvent présent dans le packing de la console (personnellement, j'ai eu le jeu et la console ensemble avec ce fameux packing), est une merveille de gameplay. Mais ce n'est qu'un début...
Deux ans après sa sortie aux Japon, apparaissent des titres comme The Legend of Zelda : A link to the past, Super Mario Kart ou l'adaptation de la crême des jeux d'arcade : Street Fighter II. Peu à peu, la SNES prend l'ascendant sur toutes ses concurentes et va continuer ainsi à sortir des hits à la pelle, aux graphismes incroyables (les persos en 3D de Donkey Kong Country, le style pastel de Yoshi's island), dont une bonne partie des jeux actuels sont directement influencés.

*****La partie 3615 my life*****
J'étais très jeune à la sortie de la SuperNes, c'est donc surtout mon frère qui a poussé mes parents à acheter le bijou. Mais nous possédions la NES depuis quelques années, nous n'étions donc pas novices en la matière. Et un jour, nous l'avons eu !
Dans son beau packing noir et gris, avec Super Mario World inclut. Quelle claque ! Le changement par rapport à la NES frappe. La console a des formes souples, les manettes sont arrondies.
Pour peu que je me souvienne, le second jeu qui me frappa le plus sera Super Mario Kart. Des heures et des heures en coopération pour essayer de débloquer le 150cc, et ensuite pour obtenir les 4 coupes Mario en or... Saleté de Rainbow Road...


Emzy

Nintendo, we love you.
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# Posté le jeudi 23 février 2006 11:09
Modifié le mercredi 11 juillet 2007 03:54

La manette de la SNES

La manette de la SNES
Souvenez-vous, le pad de la Nintendo Entertainment System, la console 8 bits de Nintendo, c'était ça. Celui de la SNES, c'est autre chose.
Ne serait-ce que dans ses formes globales. (voir photo)
Exit donc les angles droits, place aux courbes ! Les deux côtés de la manette sont arrondis, ce qui fait qu'elle tient mieux en main que sa grande soeur, et elle fait un peu moins mal lorsqu'on joue des heures d'affilée (ce qui était tout à fait possible à l'époque de ces deux consoles).
Autre nouveauté, le pad possède 8 boutons en plus de la croix directionnelle (contre 4 pour la NES). On note aussi l'apparition des gâchettes L et R, ce qui permet de pouvoir utiliser plus utilement ses doigts (les pouces sur la croix et les quatre boutons, les index sur les gâchettes par exemple) et éviter de devoir appuyer sur 6 boutons avec le seul pouce droit.
La manette conserve, comme la console, la couleur grise de la NES. Cependant, elle est plus grise que noire, ce qui la rend un peu moins triste (sentiment accentué par les quatre couleurs des boutons).
Que peut-on dire de plus ? Cette manette est un modèle de simplicité. D'ailleurs, si l'ont regarde les manettes actuelles, toutes ont conservé la croix, les gâchettes et les boutons aux mêmes endroits. Ce n'est sûrement pas par hasard...


Diverses manettes dites "turbo" sont sorties par la suite, avec des fonctions... Bin des fonctions turbo. Elles permettaient de battre l'ordinateur à Dragon Ball Z : La légende saïen par exemple... Personellement, j'avais celle-ci. Plutôt laide, c'est vrai, mais ça pouvait toujours servir...

Emzy
# Posté le jeudi 23 février 2006 14:05
Modifié le mercredi 11 juillet 2007 03:54

Test : Super Mario Kart

Test : Super Mario Kart
Je me souviens que le nom de ce jeu avait immédiatement fait tilt dans ma tête à l'époque... Aujourd'hui encore, il fait tilt dans la tête de beaucoup de monde ! En effet, ce premier opus de ce qui deviendra une belle saga reste pour beaucoup la référence du plaisir multijoueur. Explications...

L'écran titre très coloré, et animé s'il vous plait

Le 27 Août 1992 aux Etats-Unis sortait une véritable perle sous le nom de Super Mario Kart. Le bijou encore brut rejoindra notre vieux continent pour une sortie officielle le 21 Janvier 1993. A cette époque, j'avais entendu parler du jeu, mais comme dit précédemment, j'étais encore très jeune (j'avais 6 ans en 1993), et c'était surtout mon frère qui nous "procurait" les gros hits (qui en faisait la pub auprès des parents, because no money, no friend). Bref, l'idée se propagea dans mon cerveau... "Un jeu de kart avec Mario et ses potes, trop bien !" Je n'allais pas être déçu... Mon père rapporte un soir le jeu tant attendu. Et là... Une page venait de se tourner dans l'histoire des jeux multijoueurs... Et, et c'est directement lié, quelque chose allait changer dans ma vie ! Mais nous verrons plus tard l'héritage de ce hit énorme qui se perpétue encore aujourd'hui. Parlons du jeu en lui même...

Comme son nom l'indique, Mario Kart est un jeu de kart. Les modes de jeux disponibles sont les suivants : Grand prix, Time Trial (contre la montre) et Battle mode (mode bataille, si si). Dans le premier, vous choisissez entre l'une des trois coupes (champignon, fleur et étoile) plus une quatrième à débloquer (Special Cup) et disputez quatre courses dans l'espoir d'obtenir la coupe en or (ou le coquetier en or si vous jouez en 50cc). Dans le second, vous pouvez faire vos meilleurs temps sur toutes les courses que vous avez débloqué. Dans le troisième, vous devez, dans des arènes spéciales, latter la tronche de votre pote pour faire exploser ses trois ballons et ainsi remporter la partie.

Pour le mode grand prix, on distingue deux modes de difficulté (50cc et 100cc) et un troisième à débloquer (150cc). Le jeu est donc une merveille de difficulté bien dosée. Les coupes sont de plus en plus ardues, et pire, dans chaque coupe, chaque circuit est un peu plus dur que le précédent, jusqu'au terrible Rainbow Road de la Special Cup. Et grâce aux trois modes de difficulté (correspondant aussi à la vitesse des karts), même les pas doués de nature y trouvent leur compte. Et ce qui est surprenant, c'est de voir à quel point on progresse au fur et à mesure que l'on joue. Pour un jeu datant de quinze ans, c'est magnifique.
C'est calme, la mer. C'est parce qu'elle connait pas les huit fous furieux qui se ramènent à fond la caisse.
Graphiquement, c'est très beau. Le jeu utilise le fameux mode 7 de la SNES, un chip intégré à la console qui génère des décors 3D en fait en 2D. Le jeu est fluide, et extrêment maniable. Les circuits sont tous inspirés de l'univers de Mario, principalement de Super Mario World, le premier épisode SNES de la saga (les Ghost House, nommées ici Ghost Valley, l'île chocolat, etc) mais aussi des autres opus (les "Bowser's Castle" de SMK sont inspirés des chateaux du monstre épineux de Super Mario Bros. premier du nom sur NES) ainsi que des nouveautés, mais toujours dans l'esprit (Plage de Koopa, Circuit Mario, etc).
Choco Island 2, un circuit bien hardcore

Parlons un peu du gameplay. Avant d'aller piloter et tâtaner sauvagement ses camarades dans des courses endiablées, on a le choix entre huit personnages tous issus de l'univers de Mario. Ainsi on retrouve les deux frères, l'inévitable princesse Peach (qui ne se fait pas capturer cette fois-ci, ce qui ne vous empêchera pas de vous venger de tout le fil à retordre qu'elle vous a donné dans les précédents épisodes de Mario en lui balançant une carapace dans la tronche), Toad, Bowser, mais aussi Donkey Kong, Koopa Troopa (vous savez, les tortues...) et Yoshi. Les personnages vont par paire, chaque paire disposant de ses propres caractéristiques ! Ainsi par exemple, Bowser et Donkey Kong démarreront à deux à l'heure, mais rattraperons tout le monde grâce à leur vitesse de pointe insoupçonnée pour des lourdeaux pareils. Mario et Luigi seront un bon compromis entre poids, vitesse et maniabilité, tandis que Yoshi et Peach partiront sur les chapeaux de roues avant de se viander si vous ne faites pas attention à leurs dérapages très particuliers... Enfin, l'infâme Toad (je le hais, me demandez pas pourquoi (sans doute à cause de Mario Kart DS... Nous y reviendrons plus tard)) et Koopa Troopa conviennent bien aux débutants pour leur maniabilité sans faille.
Les huit persos

Comme vous le voyez, il n'y a que l'embarras du choix ! Sur le circuit, les karts répondent immédiatement, et c'est un bonheur de jouabilité.
De plus, il y a de vraies "techniques" de pilotages. Le débutant tournera tranquillement en utilisant la croix directionnelle (de préférence avec Koopa Troopa, vous essaierez avec Yoshi, vous allez faire connaissance avec les blocs multicolors qui servent de murs). Le pro lui dérapera frénétiquement en utilisant une des deux gâchettes, prendra de la vitesse et dépassera la pauvre tortue, lui laissant seulement de la poussière dans les yeux. Bon, j'en rajoute un peu, mais en gros, c'est ça.
De plus, Nintendo a rajouté ce qui deviendra la marque de fabrique de ses jeux de "sport" : les items !
C'est quoi ton problème, grand poilu ?

Ils sont nombreux, issus de l'univers de Mario (carapaces de tortues, champignons, étoiles, ...) ou inventés pour l'occasion (peaux de bananes, éclairs, ...). On peut rajouter à celà que l'ordinateur nous sort sans arrêt des items bien à lui. Yoshi peut poser/balancer des oeufs (pourris selon toute vraisemblance, il jeterait pas ses enfants par la fenêtre), Bowser pète des boules de feu, Peach et Toad posent (pondent ?) des champignons qui vous feront rétrécir si vous roulez dessus ! Quant à Mario et Luigi, ces salauds collectionnent les étoiles rendant invinscible !
J'ai ptète pas pu te capturer cette fois-ci, mais tu vas goûter ma carapace rouge !

Le fun est omniprésent dans Super Mario Kart. Tout est jouable à deux, du Grand prix au time trial, et c'est là la principale force du titre. On s'amuse énormément à latter l'ordi à deux dans l'espoir de décrocher une coupe or en 150cc, ou pire, à balancer une carapace rouge dans la tronche de votre pote (ou frère...) qui s'apprêtait franchir la ligne la bave aux lèvres d'arrivée en croyant finir premier...
Pauvre fou. Les items sont très diversifiés, et très bien pensés (la preuve, la plupart, exceptés les chiants comme les pièces existent encore, sous leur forme primaire, dans le dernier Mario Kart sur Nintendo DS.)

Et oui, Nintendo DS. Super Mario Kart fut une telle bombe qu'elle devint comme la saga des Super Mario Bros. : indispensable à chaque console de Nintendo. Ainsi, pour la sortie de la N64, big N nous avait concocté un très joli Mario Kart 64 (auquel j'ai peu joué, n'ayant pas eu la console). Puis vint un très bon Mario Kart Super Circuit sur Game Boy Advance (avec en prime les 16 circuits SNES à débloquer !), un épisode un peu mitigé sur GameCube appelé Double Dash!! et enfin la perle Nintendo DS.
A chaque fois, les développeurs ont amélioré leur bébé, mais les bases de l'épisode original transpirent de chaque pore de chacun des jeux. Modes de jeux (les trois modes originaux ont toujours été présents, dans tous les épisodes !), maniabilité (les dérapages ont gagné en importance), fun omniprésent, multijoueur sous forme de concentré de bonheur en boite, ...

Super Mario Kart, c'est de la bombe, bébé.

Ce jeu est donc sans conteste l'un des plus grands jeux de l'Histoire. Par son gameplay aux petits oignons, sa réalisation soignée mais surtout son fun immense, il a été adulé par toute une génération de joueurs. Peu de titres peuvent se vanter d'avoir cette aura...

Emzy
# Posté le vendredi 24 février 2006 10:19
Modifié le mercredi 11 juillet 2007 03:54

Test : Donkey Kong Country

Test : Donkey Kong Country
Il y a des paris qui sont fous. D'autres qui le paraissent. Lorsque Rare, plutôt novice en la matière, parle d'un jeu de plate forme qui va renvoyer l'indétrônable Super Mario World au placard, à l'époque on était un peu forcés, même contre notre volonté, de dire "ouais ouais c'est ça" avec un petit sourire en coin des plus cons.
La nouvelle tombe : Donkey Kong sera le héros. "Mais oui !" se dit-on alors. C'était cet infâme gorille qui avait kidnappé la meuf de Mario dans "Donkey Kong classic" sur NES !
Donkey Kong Classic

Oui, mais non. Rare a eu l'amusante idée de faire de son rejeton (encore petit dans Donkey Kong Classic, jouable dans la partie "Donkey Kong JR") le nouveau héros, et de relayer l'ancien DK au rang de vieux gâteux dont tout le monde se fout de la gueule (et qui en plus, a perdu beaucoup de poids, si bien qu'il ne ressemble plus à un gorille, mais plutôt à un chimpanzé anorexique.) Mais, me direz-vous, notre Donkey préféré on l'a déjà vu, dans Super Mario Kart. Vous avez raison, mais là il revient plus beau, plus fort, plus tout ce que vous voulez, et en plus il plaisante pas : il a troqué son t-shirt blanc façon gay-pride pour s'offrir une cravate rouge très classe. Et en plus, il est devenu le patron de la jungle. C'est pas la classe ça ?
L'écran titre, fort joli
Pour la petite histoire, mon frère avait acheté un numéro de Nintendo Player (on les achetait tous) qui donnait en cadeau une VHS d'un reportage dans les locaux de Rare, pour voir le développement de DKC ! Plutôt sympa, et ça donnait bien envie.

Papy Kranky, dans un clin d'oeil sympa à Donkey Kong Classic

Voici donc pour la présentation générale. Voici l'histoire globale :
Donkey se la coulait douce dans sa jungle, en compagnie de sa famille (nouveauté aussi) : Son pote le singe Diddy, sa meuf trop bonne (bon c'est une singe, fallait pas s'attendre à Nathalie Portman) Candy, le gorille supercool appelé Funky, et enfin le papy Kranky (en fait le premier Kong de l'histoire, vous suivez ?). Mais un jour, l'horreur ! L'infâme K-Rool, roi des Kremlings (des sortes de crocodiles sur deux pattes), vole tout le stock de bananes de Donkey et enferme Diddy dans un tonneau ! En voyant ça, le sang du gorille ne fait qu'un tour, et il part immédiatement à la recherche de son stock de bananes (et éventuellement, du petit singe à la casquette rouge). C'est là que votre aventure commence...

DAMNED ! MY BANANAS ! ("Oh non, mes bananes !") (A ne pas confondre avec "My home is an ananas" qui signifie "Ma maison est un ananas", vous voyez que ça n'a rien à voir.)

Et là, c'est la claque. Le jeu est beau. TRES BEAU ! La première chose qui saute aux yeux est le design des personnages. Exit les sprites de Mario, place à la 3D ! Enfin, si on veut. En réalité, les modèles ont été digitalisés en 3D (comme les persos de Killer Instinct ou Mortal Kombat plus tard). Et ils se fondent parfaitement dans l'environnement. Un environnement qui est... Les mots me manquent encore pour les décrire. "Magnifiques" serait presque une insulte au travail effectué par Rare à ce niveau. Aujourd'hui encore ils m'impressionnent pour un jeu en 2D. Tout est superbe dans ce jeu. La palette d'animation de DK et l'ami Diddy est tout simplement énorme ! Il vous suffit de vous arrêter de jouer pendant dix secondes pour s'en rendre compte. Donkey se met par exemple à se frapper la poitrine en poussant des cris de gorille. Diddy retire sa casquette et se gratte la tête, etc.
En plus d'en foutre plein la vue à l'adolescent prépubère qui ne sait pas encore qu'il vient de pénétrer de plein pieds dans une bombe atomique en marche, les décors sont incroyablement variés. De la jungle chère à notre Kong au château de K-Rool, vous traverserez tout un tas de monde divers, comme des ruines de vieux temples style inca, des montagnes enneigées, ou des mines désafectées pour des courses en chariot endiablées... Oui, car DKC, c'est aussi un gameplay varié...

Youpi !

On ne s'ennuie pas une seconde avec ce jeu. Passé la découverte des premiers ennemis, on découvre rapidement (si on est pas trop bêtes, je vous fais confiance) les multiples possibilités de Donkey (et Diddy, vous pouvez contrôler les deux, en alternant avec Select). Il peut courir, sauter, écraser les ennemis (comment ça Mario aussi ?), mais aussi attraper des tonneaux, les jeter, rouler dessus, faire une roulade pour prendre de l'élan, sauter dans des tonneaux lesquels l'enverront vers les cieux dans un grand bruit de canon. On touche ici du doigt l'un des aspects les plus fendars du jeu, mais aussi l'un des plus stressants au bout d'un moment (quand la difficulté pointe le bout de son nez...) : J'ai nommé, les TONNEAUX ! Qu'ils soient au sol ou suspendus en l'air (me demandez pas comment ils font, spa moi qui ai fait le jeu), fixes ou mobiles, voire tournant sur eux mêmes, à déclanchement automatique ou manuel, j'en passe et des meilleures ! On se retrouve ainsi à virevolter d'un tonneau à l'autre de manière très frénétique, parfois au dessus du vide (un mauvais timing et hop ! Adios !) ! Vraiment jouissif...
Pour la petite histoire, l'un des niveaux dans la neige avait une petite astuce (enfin astuce, heureusement que toutes les "astuces" ne sont pas comme ça, vous allez voir le genre). Si on réussissait un tracé en tonneaux du premier coup sans aucun temps mort (sans jamais manquer un passage de tonneau), on récoltait deux vies en arrivant en haut ! Sympa, mais risqué, car aller vite c'est le meilleur moyen de se viander lamentablement.

C'est ça un Kremling. (mais yen a plusieurs sortes, des gros, des maigres, des bleus, des verts, ...)

On note aussi des passages inédits comme les courses en chariot dans des mines désafectés, et de nombreux passages dans l'eau d'une rare beauté (la déformation de l'écran sous l'effet de l'onde...), et à la musique lancinante.
Parlons-en de la musique ! L'une des plus belles oeuvres musicales de la console. Des themes magnifiques, riches et variés. Une mention spéciale au thème de l'eau cité plus haut : On a carrément droit aux musiques du Grand Bleu version 16 bits ! La grande classe...

On l'a dit, le jeu est incroyablement riche. Les niveaux ne se font jamais de la même façon. Entre les tonneaux cités plus haut, les nombreuses lianes dans les niveaux de jungle, les lettres K.O.N.G cachées dans le niveau, à ramasser si vous voulez gagner une vie, les très nombreuses bananes semées en route par les kremlings (100 = une vie, ça ne vous rappelle rien ?)
On peut aussi ajouter à tout ça les medaillons en forme d'animaux bien cachés dans les niveaux. Vous en trouvez trois, et un super niveau bonus où vous contrôlez l'animal en question (l'un des quatre cités juste en dessous) pour gagner plein de vies.
Il faut aussi parler des aides précieuses dont dispose Donkey. D'abord, il y a nos amis les bêtes. Quatre créatures supersympa qui vous aideront dans votre dure tâche :
- Rambi, sans doute le préféré de tous : Un rhinocéros au regard de toutou (d'ailleurs si vous vous arrêtez un peu, il tirera la langue !) qui explose tout son sur passage à coup de défense !
- Winky, une grenouille aux bonds absolument jouissifs.
- Enguarge, un espadon (si je vous dis qu'il est réservé aux niveaux aquatiques, vous ne me croirez pas alors j'le dis pas) qui nage plus vite et plus bien que vous et qui casse aussi la tête à tous les inconscients qui se mettraient en travers de son chemin.
- Expresso l'autruche, aux ailes ridicules lui permettant de planer. Elle court très vite, peut sauter très loin, mais ne peut pas écraser les ennemis (remarquez, elle se balade en baskets !)
On peut aussi ajouter Squawk le perroquet, qui n'apparaît que dans un seul niveau tout noir dans lequel il tient une lampe. Il reviendra plus en forme dans DKC 2.
Enfin, parmi les aides précieuses, on peut parler de la famille Kong. Et oui, elle ne fait pas que de la figuration (encore que Candy Kong rappelle vaguement les potiches du Juste Prix sur TF1 dans le genre je sers à rien mais j'suis belle). Kranky, en vieux briscard du jeu vidéo qu'il est, vous donne des conseils pour certains niveaux. Funky Kong vous permettra grâce à son tonneau-avion de voyager partout où vous êtes déjà allés très rapidement, et Candy sauvegardera votre partie à des points donnés de la carte.

Rambi, un petit air de toutou

Sinon, que dire de plus ? Ah oui, le jeu est long. Déjà long en soit, mais long en plus (d'accord, c'est pas clair). En réalité, le jeu comporte tellement de secrets qu'il vous faudra ramer pour obtenir les 101% tant espérés ! En fait, lorsqu'un "!" apparaît sur la carte à la suite du nom d'un niveau, c'est que vous avez tout découvert. Et les bonus sont bien cachés ! Dans les murs, dans des tonneaux, voire dans des trous...

Je pense que tout semble dit. Donkey Kong Country est le premier opus d'une trilogie qui verra le jour sur SNES. (ses deux suites seront aussi excellentes, mais on regrètera l'absence de notre DK à la cravate rouge, cet idiot se faisant lamentablement kidnapper alors qu'il vient juste de latter la tronche à 500 kremlings à lui tout seul dans le premier opus. Il devait avoir pris de la drogue lorsqu'il s'est fait attraper. Même les gorilles peuvent se marrer non ?)
C'est donc une claque avant tout graphique (personnellement en tout cas) et musicale. Mais heureusement le jeu ne s'arrête pas là et offre un gameplay parmi les plus riches de l'histoire du jeu de plate-forme, et une durée de vie conséquente. Bref, une perle Rare (désolé, j'étais obligé)

PS, (post scrispsteum) : Personnellement, la laideur du boss des racailles de la jungle (vous vous souvenez ? Les Kremlings) m'a laissé pantoi. Si cet immonde crocodile verdâtre ressemble à votre tante Alberte, je suis chagriné pour vous et vous suggère de changer de famille.

Je rajoute aussi que je n'ai pas pu faire beaucoup de screenshots, vu que la rom que j'ai sur mon émulateur est au tout début du jeu. Et quand j'y joue, je préfère toujours y jouer sur ma console, donc...

Emzy
# Posté le vendredi 24 février 2006 22:54
Modifié le mercredi 11 juillet 2007 03:54